Dans ce petit pays luxuriant d’Amérique centrale, les spiritueux font l’objet d’un monopole d’État. Ce qui n’a pas empêché les Bienheureux d’y sceller la première joint-venture en partenariat avec Taboga, un vaste domaine sucrier qui abrite désormais une distillerie artisanale. On vous fait visiter ?
« Faites gaffe aux crocodiles ! Restez sur les chemins, n’approchez pas de la rivière ! »
Sage conseil qu’on oublierait volontiers en contemplant les champs de canne à sucre onduler en vagues vert tendre jusqu’à la chaîne des volcans s’esquissant au loin. Là, dans ce paysage de carte postale, au milieu de 10 000 ha de roseau à sucre, Taboga émerge lentement de 7 mois de sommeil.
Taboga, titanesque dédale de machinerie, enfilade de pressoirs, de cuves géantes coffrées de béton, de chaudières, de colonnes d’acier empilés sur les étages, qui vous étuve dans un vacarme infernal et la chaleur du 9e cercle de l’Enfer. Taboga, colosse de métal hurlant qui fabrique mélasse, miel et sucre, du plus raffiné au plus brut, avec une délicatesse insoupçonnée. La zafra (la récolte) ne va pas tarder, et de décembre à avril le site se transformera en ruche où quelque 900 employés bûcheront 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
L’ingenio – la sucrerie – devient alors à elle seule un village avec son école, ses dortoirs, son réfectoire, son cabinet médical, et même son équipe de foot.
UN RHUM EN « SINGLE ESTATE »
Nous sommes dans le Guanacaste, une province du nord-ouest du Costa Rica amarrée au Pacifique. En 2020, sur les terres rassemblées par son arrière-grand-père, María Andrea Arias décide de donner vie à un vieux rêve familial en se lançant dans […]


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